Le tribunal des conflits clarifie le régime juridique de la mise à disposition de locaux municipaux pour les associations sportives (TC, 13 octobre 2014, SA AXA France, n°3963). Dans une décision du 13 octobre 2014 concernant la mise à disposition par une collectivité locale, de bâtiments à l’usage d’un club d’aviron, le Tribunal des conflits établi une nouvelle frontière entre la compétence du juge administratif et la compétence du juge judiciaire. La difficulté résidait dans le fait que s’agissant d’un club sportif, l’ensemble immobilier été réservé aux seuls membres de l’association contrairement à un stade ou un gymnase. Le fait que le bâtiment ne soit pas ouvert au public a permis d’écarter l’appartenance au domaine public. Toutefois, l’activité sportive exercée par les membres de l’association constitue bien une activité d’intérêt général comme le prévoit l’article L. 100-1 du code du sport. Une telle activité conduit dans certaines conditions à reconnaître un régime de droit public comme ce fut le cas dans l’affaire du Stade de Toulouse (CE, 13 juillet 1961, Ville de Toulouse) où le fait d’affecter un équipement sportif à l’usage d’un club emportait affectation au domaine public. Dans l’affaire qui vient d’être jugée, la convention passée entre la collectivité territoriale et le club d’aviron avait pour appellation « bail emphytéotique » ce qui pouvait prêter à confusion. Pourtant, dans les faits, ce contrat ne conférait aucun droit réel à l’association et ainsi ne répondait pas à la définition de l’article L. 1311–2 du code général des collectivités territoriales relatif au bail emphytéotique administratif. Un tel bail est un contrat administratif alors même qu’il concerne un bien relevant du domaine privé de la collectivité locale. Il existait donc un doute quant à la nature de la convention. Le Tribunal des conflits a donc examiné les clauses de la convention, en application de la célèbre décision du Conseil d’État rendu en 1912 « Sociétés des granits porphyroïdes des Vosges ». Il appartenait donc au juge de vérifier si la commune n’avait pas délégué de manière expresse ou non, une mission de service public au club. En d’autres termes, le juge a recherché s’il existait pour le club, l’accomplissement d’une mission d’intérêt général avec la mise en œuvre de prérogatives de puissance publique. La réponse apportée est nette (alors même que la commune se réservait un droit d’accès permanent aux locaux) :
« …en l’absence de tout droit de regard sur l’organisation de l’association, comme ayant entendu reconnaître le caractère de service public de l’activité de l’association ; qu’ainsi l’activité exercée par l’association dans l’ensemble immobilier en cause ne constitue ni une activité de service public qui lui aurait été confié par la commune, ni une activité à laquelle la commune aurait entendu reconnaître un tel caractère ». Une telle solution permet au premier abord de clarifier le régime des bâtiments municipaux appartenant au domaine privé d’une commune mais affecté à un club sportif. Sauf clause expresse, la convention qui en régit l’usage sera une convention régie par le droit privée. Toutefois, cela fait apparaître une contradiction quant à la mission poursuivie par un club sportif utilisant de telles installations, elle ne constitue pas une mission de service public alors même qu’un autre club qui utilise des installations relevant du domaine public, se verra reconnaitre de manière automatique la participation au service public. La clarification n’est donc pas totale…
Les principales ligues professionnelles françaises contestent vivement une proposition de loi déposée au Sénat par Michel Savin (LR) et Laurent Lafon (UDI), visant à réformer l’organisation du sport professionnel. Dans un courrier adressé aux sénateurs, les présidents des ligues de football, rugby, handball, basket-ball, volley-ball et cyclisme dénoncent un projet risquant de « fragiliser » leur modèle […]
À l’issue du conseil d’administration qui s’est tenu ce lundi 24 mars 2025, Marc-Antoine Ginon a été élu Président du LOU Rugby. Il succède ainsi à Yann Roubert, démissionnaire suite à son élection en tant que Président de la Ligue Nationale de Rugby. Âgé de 34 ans, Marc-Antoine Ginon est l’actuel Président Directeur Général […]
David Lappartient, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a annoncé ce Vendredi qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête de l’organisation lors des élections prévues dans quelques mois. Cette décision marque la fin d’un cycle important dans la gouvernance du sport français, après plusieurs années de gestion marquées par […]
Olivier Ginon, président du groupe lyonnais GL Events, a récemment exprimé son impatience concernant le processus de renouvellement de la concession du Stade de France. Depuis mars 2023, les discussions sont en cours pour déterminer le futur gestionnaire de cette enceinte emblématique, avec un changement prévu au 4 août 2025, date à laquelle la concession […]
Un long combat judiciaire. Une victoire. Nous défendons la même position juridique depuis le début. Nous la soutiendrons jusqu’au bout. Prochaine étape : la cour d’appel de Rouen. w.lequipe.fr/Football/Actualites/-franck-dumas-n-est-ni-un-fraudeur-ni-un-truand-ni-un-fuyard-l-avocat-fait-le-point-entre-l-annulation-de-sa-condamnation-et-la-perspective-d-un-nouveau-proces/1548698 Philippe Veber – Veber Avocats – Avocats droit du sport et des sportifs – Lyon – Paris https://veberavocats.com/fr/contactez-nous/
Le 20 mars 2025, Tony Estanguet, triple champion olympique en canoë-kayak, a été élu membre du Comité International Olympique (CIO). Cette élection marque une nouvelle étape importante dans la carrière de cet athlète d’exception et souligne son engagement envers le développement du sport au niveau mondial. Estanguet, qui a déjà joué un rôle clé dans […]